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Où je veux !
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Nagirrok
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MessagePosté le: Mar 15 Mar - 12:11 (2011)    Sujet du message: Où je veux ! Répondre en citant

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Lequel des deux était le plus volcanique ?

Elle, dont la bouche envoyait des baisers enflammés et incandescents ?

Ou lui, qui sentait le désir monter en lui comme un torrent de lave ?

La navigatrice avait capturé le serpent de mer et s'apprêtait, telle une sicilienne à ses ennemis, à lui prodiguer le baiser de la mort, de la petite mort.
Comme hérissé de centaines de pointes de désir, le Griffon était presque pris de convulsions, tandis que les mèches amiralesques, beaucoup moins rebelles qu'à l'accoutumée, frôlaient son corps, augmentant encore la pression et le rapprochant de l'éruption finale.

Doucement, elle se dirigeait vers les abysses du plaisir, rageusement il s'envolait vers le cratère de la jouissance.

Le serpent marin, croyant peut-être encore pouvoir échapper au sort qui lui était réservé, se dressa furieusement pour engager le combat.
Le Corsaire le sentait prêt à s'arracher sous les gestes précis de la belle.
Tel un reptile sentant sa fin proche, il activa son instinct de survie, peut-être serait-il englouti par cette guerrière des flots, mais il serait debout face au sort qui l'attendait.

Le Briochin lui, ferma les yeux, laissant les deux protagonistes à leur combat final....
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Madeline
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Messages: 828
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MessagePosté le: Sam 19 Mar - 21:03 (2011)    Sujet du message: Où je veux ! Répondre en citant

[Dans une cuisine, quelque part en 1433]


La fillette avait tout calculé : attendre que sonnent trois heures au clocher de l'église; bien vérifier que la cuisinière n'oublie ni son manteau, ni son panier; bien épier qu'elle tourne bien à gauche au bout du chemin; traîner discrètement le tabouret vers le meuble sacré...
Elle s'était hissée sur le tabouret et sur la pointe de ses pieds, ses petites mains se tendaient vers le pot de confiture de fraise.
Oui, à cette époque la fraiboise n'existait pas encore... saleté de préhistoire !
Elle avait réussi à se saisir du pot et c'est bien sagement que la fillette de 5 ans, son trésor sous le bras, était allée se réfugier sous les escaliers. Là, elle se délectait avec délice, suçant ses doigts couverts de cette sucrerie qu'elle adulait. Les yeux fermés, la bouche emprisonnant l'objet de son désir, elle succombait au péché de gourmandise...


[Dans une écurie, 26 ans plus tard]


La marquise avait tout calculé : attendre qu'il soit allongé là, dans la paille; que le charme agisse sur l'invertébré; qu'il s'abandonne totalement à son sort, les yeux clos; qu'elle puisse se consacrer totalement à ce membre sacré...
Elle s'était appuyée sur les cuisses puissantes de son esturgeon et ses lèvres fraiboisées et la pointe de sa langue se tendaient vers sa sucrerie préférée.
Oui, à cette époque par contre, la fraiboise existait... madgnifique histoire !
Elle avait réussi à se saisir de sa friandise et c'est bien sagement que la jeune femme de 31 ans, en pleine dégustation, ne songea pas un seul instant à aller se réfugier ailleurs. Là, elle se délectait avec délice, suçant et procurant une gâterie à celui qu'elle adulait. Les yeux ouverts, la bouche emprisonnant l'objet de son désir, elle succombait au péché de gourmandise...


Est-il nécessaire de préciser que la pluie était devenue torrentielle ?


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Nagirrok
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Inscrit le: 01 Mai 2010
Messages: 1 128

MessagePosté le: Mer 30 Mar - 16:15 (2011)    Sujet du message: Où je veux ! Répondre en citant

Que la bête meure....

Tel était son destin et elle le savait.
Quand la Madgnifique fit glisser ses bracelets et l'empoigna, il comprit que c'était la fin.
A quoi pense un serpent de mer quand il sent sa dernière heure venue ?

Il voit sa vie défiler en accéléré, il se revoit lorsqu'il était encore serpenteau et qu'il faisait ses premières plongées en eaux troubles. Il repense, ému, aux premiers navires qu'il a fracassés, surgissant des profondeurs et se précipitant vers la surface comme un éclair abyssal ; il se rappelle ces navigateurs hurlants de frayeur qu'il a dévorés, les déchiquetant de sa mâchoire féroce, car un serpent de mer a des dents, étrange animal. Une bouche vorace, gloutonne, jamais rassasiée. Sa technique était simple, il fondait sur ses proies, la gueule béante, et les engouffrait, ces malheureuses qui s'étaient aventurées dans sa zone de chasse.
Parfois, quand il était d'humeur badine, il s'amusait à goûter son festin avant de le croquer complètement. Sa langue fourchue et râpeuse fouettait la pièce de choix et il analysait les saveurs dont il allait se délecter.

Mais tout a une fin.
Aujourd'hui il était la proie à son tour d'une bouche vorace et gloutonne qui le goûtait. La diablesse des mers, au visage angélique et expressif allait transformer le chasseur en chassé, lui le pauvre Mady Dick qu'il était.
Il avait eu l'impudente idée de croiser sa route, elle allait en faire son quatre heures et elle semblait affamée !
Dans un dernier sursaut d'orgueil, il se dressa une dernière fois, son sang irriguant son corps sorti des cavernes sous-marines, et c'est tendu comme un menhir qu'il attendit la sentence.

Fichu destin tiens. Même la mort n'est pas comme on s'y attend. Alors que la prédatrice fondait sur lui, il pensa à la douleur qu'il allait ressentir....

....et ben pas du tout en fait !

Ca ne fait pas mal de mourir quand une Madmirale vous dévore. Rapidement il dût même reconnaître que c'était plutôt agréable. Sa langue activa sur tout son corps des tressaillements de contentement. Et étrange technique de chasse, elle n'utilisait pas ses dents, préférant le faire mourir à petit feu avec ses lèvres, sa langue et sa volupté naturelle.
Elle le couvrait et le découvrait lentement et il comprit enfin que c'était d'extase qu'elle allait le faire succomber, d'une délicieuse petite mort...

.........................

Loin des affres de la chaîne alimentaire et de la cruauté de la vie sauvage, Nagirrok quant à lui, gémissait de plaisir.

Après une lente descente, Madeline était parvenue où elle voulait aller. De sa langue, elle titilla l'objet du désir qui répondit par des contractions rapides et nerveuses. Quand elle eut accompli le tour du propriétaire, elle le dégusta totalement avec la même gourmandise que Nagi lui avait vu devant une tarte aux fraiboises. Mais en surplus, le corsaire put lire dans ses yeux, un éclat flamboyant qui l'excita davantage encore.

Il était au bord de la fusion.

Lentement ses doigts se desserrèrent et il se laissa engloutir, tandis que le plaisir l'envahissait complètement. Il cala sa respiration sur les mouvements de Madeline et sa main s'enfonça dans l'épaisse chevelure de celle qui faisait de lui, chaque jour, le plus heureux des hommes.
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Nagirrok
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Messages: 1 128

MessagePosté le: Mar 5 Avr - 22:44 (2011)    Sujet du message: Où je veux ! Répondre en citant

Puis étrangement, le désir disparut d'un coup, comme aspiré par le néant.

Ce sentiment qui l'étreignait régulièrement depuis des mois l'envahit et le submergea, laissant place à ce qui était son pire ennemi et son plus fidèle compagnon à la fois : la colère !

Sa main agrippa la chevelure, la tira violemment et il écarta sans ménagement la femelle qui s'échinait sur lui.

Se relevant tout en se rhabillant, il éructa.

Ca suffit, assez !

Il se dirigea vers la porte qui résonnait doublement : la pluie d'un côté, la rage de l'autre.

Je vais aller me finir aux Griffonnes affamées, elles au moins elles assument leur statut de catins !

Il ouvrit la porte, la referma sans sortir puis revint vers celle qui fut son air, 15 mois durant.

Je vous ai rendu la dague, l'astrolabe et la timbale, il me reste une dernière chose à vous remettre, ce que vous m'aviez donné un soir dans un square.

Il la gifla si bruyamment que la jument qui était avec eux se cabra presque.

Tenez, pour solde de tous comptes !

Sans plus un mot, il quitta cette écurie maudite et s'enfonça sous la pluie battante. De toutes façons, il ne sentait ni ne ressentait plus rien.
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